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Le coefficient de corrélation, un outil statistique formidable!

par Raymond Bezençon • 20 novembre 2014

Imaginez une interminable séance durant laquelle vous et les autres décideurs vous disputez pour savoir qui a le meilleur indicateur de performance. À ce moment-là, ne rêveriez-vous pas de vérifier vos dires et vos pensées de façon mathématique? Grâce au coefficient de corrélation, un outil simple et efficace, c’est possible!

Coefficient de correlationCoefficient de correlation

Les entreprises actuelles font de plus en plus confiance à des indicateurs de performance pour mesurer, mais surtout pour prévoir les opérations économiques futures. Sur le terrain, je constate que ces indicateurs sont choisis en fonction de l’expérience des cadres et des directions alors que leur pertinence n’est souvent pas vérifiée. Qui plus est, on ne cherche même pas d’autres indicateurs qui seraient bien plus représentatifs.

Prenons un exemple. Imaginons un instant que les charges directes des ventes soient suffisamment importantes pour les surveiller. Contrôler oui, mais sur quelle base? Sur les affirmations de la personne qui prétend que ces charges sont liées au nombre de commandes? Ou selon les dires de celle qui affirme que ces charges sont influencées par le montant du chiffre d’affaires? Ou encore, sur la base de la personne qui est convaincue que ces charges sont directement dépendantes du nombre de pièces? C’est là qu’intervient cet outil formidable, le coefficient de corrélation.

Que fait le coefficient de corrélation?

Le coefficient de corrélation mesure mathématiquement la relation entre deux éléments. Le résultat est compris entre –1 et +1, –1 étant un résultat parfait puisqu’il nous indique qu’il y a une relation parfaite, mais négative, entre deux éléments choisis. Citons en exemple une entreprise qui veut mesurer le nombre de ses parapluies vendus. On calcule ce nombre en relation avec le nombre de jours sans pluie durant un mois. Si une corrélation se précise, on voit que plus il y a de jours enregistrés sans pluie, moins de parapluies sont vendus. À l’inverse, on obtient une corrélation de +1 si on constate une relation parfaite en prenant en compte le nombre de jours de pluie en rapport avec le nombre de parapluies vendus.

On dit toutefois que le coefficient de corrélation représente une bonne relation entre un élément et un autre si le résultat est obtenu entre +0,8 et +1 ou –0,8 et –1. Par expérience, je déconseille de dépasser les limites de +0,9 à +1 et –0,9 à –1.

Et concrètement, on calcule avec quel outil?

On obtient le calcul par une simple opération sur un tableur. Il suffit pour cela de mettre dans une série de cellules d’une colonne de chiffres la représentation d’un élément (par exemple le nombre de pièces vendues par jour ou par semaine), et dans une autre colonne de chiffres, le deuxième élément (par exemple les charges directes de ventes pour les mêmes périodes). Puis, on va dans une cellule neutre en appliquant la fonction «corrélation». Cette dernière fonction va nous demander de sélectionner la plage du premier élément, puis du deuxième, et elle nous donnera le résultat mathématique de la relation. Vous pouvez ensuite reprendre l’opération pour les autres comparaisons et choisir finalement le bon indicateur.

Une fois la relation trouvée, il vous est facile de vérifier les charges directes de ventes en analysant l’élément le plus pertinent.

Contrôleurs de gestion, à vos tableurs!

Pour ma part, j’utilise régulièrement et systématiquement le coefficient de corrélation, car il me permet de conseiller au mieux les différents acteurs au sein d’une entreprise. Je le considère ainsi comme un outil statistique incontournable dans la gestion d’une entreprise.

À propos de Raymond Bezençon

Actif comme conseiller d’entreprise indépendant et chargé de cours depuis plus de 20 ans chez Virgile Formation, Raymond Bezençon a créé en 2014 un centre de formation pour les cours du brevet de spécialiste en finance et comptabilité. Il s’est associé à plus d’une dizaine de chargés de cours confirmés et compétents ayant formé à leur tour plus de 2000 candidats à l’examen mentionné. Avec plus de 340 participants en Suisse romande, cette école devient la plus importante de Suisse romande après seulement quelques mois d’existence.

 

novembre 2014

TAGS

Le coefficient de corrélation Controlling Finance et comptabilité

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